L’école Marius Morin

Située sur « le plateau » à la limite de Montfermeil, l’école Marius Morin est la troisième école dont nous vous faisons découvrir l’histoire.

Dès 1932, la construction d’un groupe scolaire Nord est envisagée pour accueillir les élèves de Franceville, et du plateau près de Maison Rouge.

Le château de Maison Rouge, qui avait été construit au 17e siècle sur un domaine qui s’étendait à l’origine sur 8 hectares, devait son nom aux briques rouges de ses murs.
A l’abandon, pendant la Seconde Guerre mondiale, il sera vandalisé, vendu par adjudication en 1955, et enfin rasé par des promoteurs immobiliers. Il n’en reste guère de nos jours que quelques pierres au bord des étangs et le pont Louis XIII à l’extrémité du plan d’eau.

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À son emplacement s’élèvent aujourd’hui une zone pavillonnaire, un ensemble d’immeubles et le groupe scolaire.

L’arrivée de populations a accéléré la concrétisation du projet de construction d’une école. Le groupe scolaire Lamartine, composé d’une école maternelle et d’une école de filles et de garçons, accueille des élèves dès 1959. Il fut agrandi à plusieurs reprises, et un gymnase y fut adjoint.

Lors de l’instauration de la mixité, l’école des filles prit le nom de Marius Morin, sa fille, Madame Belhomme, en fut directrice. L’école élémentaire Marius Morin rend hommage à cet homme qui avait marqué pendant cinquante ans la vie des Gabiniens. Le nom de Lamartine fut gardé pour le gymnase et l’école maternelle.

Régine GÉRARD
Conseillère municipale déléguée
au Devoir de mémoire et au Patrimoine

 

Marius MORIN

Dominik de Ferrari

Né le 28 juillet 1889 à Boinville-le-Gaillard en Seine-et-Oise, fils d’instituteur, élève de l’École Normale de Versailles, il fut nommé instituteur en 1929, puis directeur de l’école publique de garçons du centre (ex école Paul Laguesse) ; il fut à l’origine du cours complémentaire (de la 6e à la 3e) devenu plus tard CEG.

Il marqua profondément sa présence à Gagny par ses valeurs professionnelles, son militantisme laïque et son amour de la liberté, ce qui lui valut d’être suspendu par le gouvernement de Vichy en 1941.

Retraité en 1945, il poursuit son action en faveur de l’école laïque à la tête de la délégation cantonale du Raincy (ancienne appellation des délégués départementaux de l’Education Nationale). Il devint vice-président de la Fédération de la Seine-Saint-Denis et longtemps membre du conseil fédéral des DDEN (Délégués Départementaux de l’Education Nationale).

Il fut décoré des Palmes Académiques, au grade de Commandeur, et de la Croix de chevalier de la Légion d’Honneur en 1959.

Créateur du cercle laïque de Gagny avec Marguerite Sebin, il sut établir une telle ambiance parmi ses animateurs et collaborateurs que les manifestations artistiques (chorale, théâtre et danse) connurent un succès considérable tant elles étaient parfaites.

Le prestige qu’il avait acquis auprès de ses élèves et de la population, le respect qu’il a suscité sont le reflet de sa forte personnalité.