La propriété Baschet

Plongez dans l’histoire de la propriété Baschet du 10 rue Léon Bry et découvrez son évolution à travers le temps.

Quelle histoire se cache derrière ce pavillon gabinien ?

C’est en 1949 que fut décidée l’acquisition de la propriété de Maurice Baschet, « composée d’un bâtiment central en excellent état, d’un grand jardin et de quatre immeubles donnant sur la rue du Général Leclerc », en vue d’y aménager un nouveau dispensaire.
La Municipalité, sous la mandature de Monsieur Monteny, considérant que le dispensaire ne répond plus à la demande de la population, estime « qu’il serait souhaitable et même indispensable qu’une propriété soit achetée en vue d’être transformée et aménagée conformément aux règles imposées par le Ministère de la santé publique ».
Le projet a évolué au fil des années, puisque des terrains accolés au dispensaire existant, aujourd’hui « Centre Municipal de Santé », rue Henri Barbusse, ont permis son extension. Et le projet d’un dispensaire au 10 rue Léon Bry fut abandonné.
Sur ce grand terrain, une école de fi lles fut construite à la place des quatre bâtiments rue du Général Leclerc puis, en 1965, il y fut adjoint le collège des fi lles. Par la suite, cet établissement devenu mixte prit le nom de collège Sévigné.

Pour répondre au besoin de plus en plus pressant de l’accueil d’enfants de moins de 3 ans, lié à l’augmentation de la population, le pavillon principal ouvre ses portes en 1973. Vingt places sont disponibles : les bébés sont accueillis à l’étage alors que le rez-de-chaussée est réservé aux plus grands. Fin 1973, sous la mandature de Raymond Valenet, le Conseil Municipal approuve les plans d’agrandissement de la crèche, ce qui portera sa capacité d’accueil à 60 « berceaux ».

 

L’extension derrière le pavillon sera destinée aux plus grands, tandis que les bébés continueront d’occuper la bâtisse principale.
Le personnel ayant participé à l’ouverture de la crèche a laissé des témoignages aux archives municipales. À cette époque, les crèches avaient un règlement strict et axaient leur priorité sur l’hygiène et la sécurité physique des enfants. Les familles étaient accueillies dans un sas afi n de préserver l’établissement de toute intrusion de microbes. Les parents devaient déshabiller leur enfant et le couvrir d’un peignoir fourni par la crèche, puis le confi er par-dessus une barrière à une auxiliaire de puériculture. Celle-ci habillait alors l’enfant avec des vêtements de la crèche, les filles portaient des robes orange et les garçons des salopettes bleues. Le personnel portait des blouses rayées et une coiffe ; les couches des enfants étaient en tissu.
Dans les années 80, une attention particulière est donnée aux enfants de moins de trois ans. Les méthodes évoluent progressivement et s’orientent vers les besoins psychomoteurs de l’enfant et de leur rythme individuel. Depuis 1980, « la crèche du centre » a pris le nom de « Pom d’Api ».

 

QUI EST MAURICE BASCHET ?

Il appartient à cette famille bien connue des Gabiniens et est lié par son mariage à la société de papeteries Prioux. Son frère, René Baschet, fut Maire de Gagny de 1929 à 1935. Maurice fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1938.

Régine GÉRARD
Conseillère municipale déléguée
au Devoir de mémoire et au Patrimoine