Information coronavirus

Le Maire et les élus restent fortement mobilisés aux cotés des services de l’Etat et des professionnels de santé de Gagny. Ils vous tiennent informés en toute transparence et en temps réel de l’évolution de cette situation de crise.

Dans le cadre de confinement décidé par le Gouvernement, le Maire de Gagny, Rolin Cranoly, a mis en place une permanence téléphonique, assurée par les élus :

7 jours sur 7, de 9 heures à 18 heures,

01 56 49 22 59

Cette permanence permet de mettre en relation les Gabiniens avec les professionnels de santé de la ville pour répondre à leurs questions sur le Covid-19 et prendre rendez-vous si besoin au Centre Ambulatoire Dédié, désengorgeant ainsi les services d’urgences comme le 15. En aucun cas, ne prenez l’initiative de vous rendre directement au Centre Ambulatoire Dédié sans rendez-vous. Nous rappelons que ce centre n’est pas un lieu de dépistage ouvert au public.

La permanence aide aussi les plus fragiles et les plus âgés dans l’acheminement de leurs achats de première nécessité. Elle propose enfin d’imprimer et livrer des attestations de déplacement dérogatoire à tous ceux qui ne peuvent les imprimer chez eux.

Les annonces du Gouvernement

Tous les établissements scolaires et les crèches sont fermés. Les rassemblements de plus de 100 personnes sont interdits depuis le 13 mars.

Pour lutter contre la propagation du virus et sauver des vies, les sorties sont autorisées avec attestation et uniquement pour votre travail, si vous ne pouvez pas télétravailler, votre santé ou vos courses essentielles.

Les spectacles et animations proposés par la Ville de Gagny sont annulés, jusqu’à nouvel ordre.

Afin de vous accompagner dans ce confinement, le Maire de Gagny, Rolin Cranoly a décidé de rendre gratuit le stationnement sur la ville.

Posez vos questions sur le COVID-19

Au milieu de toutes les informations diffusées jour après jour sur les médias, difficile de se faire une idée claire : faut-il avoir peur ? Comment l’attrape-t-on et comment s’en protéger ? Comment comprendre l’action des autorités ?

La CPTS de Gagny est la réunion au sein d’une association de professionnels de santé de la ville, qui vise à améliorer l’accès aux soins et l’information en santé sur la ville.

Pour répondre à vos questions sur le COVID-19 les professionnels de santé qui forment la CPTS de Gagny, en collaboration avec la Mairie de Gagny, ont crée un formulaire où vous pourrez poser vos questions en toute simplicité.

Posez ici vos questions aux professionnels de santé de Gagny

Restez informé en consultant les communiqués de la CPTS de Gagny

Communiqué de la  CPTS De Gagny du 22 mars 2020

Nous sommes en guerre !

Voilà 7 jours que le président a prononcé ces mots, associés ensuite à l’ordre de confinement tout le pays. Quelle guerre ? Pas celle de nos grands-parents, avec des avions, des bombes, des sirènes. Là, le danger est proche de nous, il est chez nos enfants, nos parents, nos grands-parents, nos proches. Nous pouvons les contaminer comme ils peuvent nous contaminer. Au lieu de nous précipiter dans des abris les uns sur les autres, on nous demande cette fois de rester chez nous. Nous avons donc la solution. Le virus nous est forcément transmis par quelqu’un. pas de contact pas de virus.

Comment on s’infecte ?

On nous promet une vague de malades dans les jours qui viennent. Mais qui sont ces malades et comment se sont-ils contaminés ? La plupart du temps en ayant côtoyé des personnes infectées sans le savoir : enfants, soignants, inconnus, proches. On nous a dit un moment que les gens sans symptomes avaient très peu de chances de transmettre la maladie. On a vu ensuite que c’était faux. Ainsi donc, toute personne que l’on croise est possiblement infectée et infectante, soit par ses postillons, soit par ses mains, donc aussi ce qu’elles touchent : c’est pourquoi il faut se laver les mains, et désinfecter ce qu’elles touchent. C’est pourquoi, le masque ne vous protège pas mais protège les autres au cas où vous seriez infecté sans le savoir. Nous avons la solution : pas de contact pas de virus.
Le virus ne circule pas tout seul dans l’air. Il doit être porté par un support humide : des gouttelettes de salive émises par le patient touché. Ces gouttelettes lui assurent sa survie sur les surfaces inertes. Plus elles sont importantes et plus il va survivre longtemps. Par contre, on est encore incapable de savoir combien de temps il survit. Donc il vaut mieux désinfecter qu’attendre qu’il disparaisse spontanément. Mettre un masque permet de moins disséminer le virus si on l’a sans le savoir, se laver les mains permet à la fois de moins disséminer le virus, mais aussi de ne pas s’infecter en les portant à la bouche, au nez, aux yeux, désinfecter les surfaces exposées (tables, poignées, téléphones, clavier) permet de se débarrasser du virus déposé par les autres. Les chances d’éviter totalement toute contamination pour tout le monde sont nulles (on arrêterait la maladie du jour au lendemain), mais simplement si on les évite au maximum, on réduit le nombre de malades et donc de malades graves. En se protégeant on protège les autres : pas de contact pas de virus.

Comment savoir si on est malade ?

Il y a des signes très fréquents mais peu spécifiques : fièvre, toux sèche, mal de tête, fatigue importante avec surtout chez les personnes âgées des chutes anormales et un changement de comportement. Et des signes qui semblent être liés au Covid : perte du gout ou de l’odorat sans nez bouché, sensation de brûlure des bronches, diarrhée. Tous ces signes évoluent de façon très irrégulière : la fièvre peut tomber et repartir 2 jours après. D’une manière générale dès qu’on présente le moindre de ces signes, il faut se considérer comme malade.

Que faire si on est malade ?

1 – D’abord rompre la chaîne de transmission. S’isoler de ses proches pour ne pas leur transmettre le virus : dormir seul, manger seul, et mettre un masque en présence des autres ou si vous toussez beaucoup. Le masque vise à éviter d’envoyer des postillons quand on parle, tousse ou éternue. https://www.sciencesetavenir.fr/sante/toux-eternuements-les-projections-vont-plus-loin-que-ce-que-vous-pensiez_27261 Mais comme vous le savez, les masques chirurgicaux sont introuvables en pharmacie. A défaut, vous pouvez utiliser des masques en tissu réutilisables, ou un simple foulard. Ça ne filtrera pas les virus ou les microgouttelettes mais coupera leur élan et évitera de les disséminer surtout si on met 2 épaisseurs. (Attention, cet avis n’est pas scientifiquement prouvé mais une mesure de bon sens lié à la pénurie de masques). Le foulard doit être lavé tous les jours à 60°, vous ne devez pas le toucher ou bien vous laver les mains après. Les mesures de confinement s’appliquent comme pour tout le monde et l’entourage doit se surveiller (voir les signes précédents). On conseille aussi d’éviter l’aspirateur qui peut diffuser des poussières porteuse de virus.

2- Repérer une éventuelle aggravation. Surveiller surtout la fonction respiratoire : compter le nombre de cycle respiratoire par minute (en posant la main sur le ventre), compter et repérer à quel nombre on doit reprendre sa respiration, vérifier la tension artérielle et le pouls si on a un appareil. Noter sur un cahier la date de début des troubles et leur évolution car l’aggravation peut survenir vers le septième jour. Il faut savoir que 80% des formes sont bénignes et ne s’aggraveront pas. Bien sûr cette surveillance se fait avec votre médecin ou même une infirmière qui le feront à distance par téléphone ou téléconsultation. En cas d’aggravation significative il faudra vous orienter vers le 15, mais l’attente est y encore longue (1 heure en moyenne le 22 mars dernier). Votre médecin traitant et éventuellement la cellule de crise de la Mairie au 01 56 49 22 59 (vous pouvez être mis en contact avec un médecin de la CPTS ) peut vous aider.

Pour les autres problèmes de santé ?

La plupart des spécialistes sont fermés mais conservent une ligne pour traiter les urgences. Pour les urgences dentaires, il y a une régulation de garde sur le département au 07 85 29 54 36.

en conclusion

Pas de panique mais une anxiété mesurée. Surtout : pas de contact pas de virus.

Retrouvez tous les communiqués du CPTS de Gagny :

Tout d’abord, 2 définitions :

  • le virus s’appelle SRAS Cov2 : il est proche d’un autre coronavirus connu, responsable d’une épidémie de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) en 2003 (qui est le SRAS Cov).
  • La maladie s’appelle COVID-19 : Infection au Coronavirus découvert en décembre 2019.

Faut-il avoir peur ?

Il faut d’abord considérer qu’en médecine, et surtout en médecine de ville, on travaille avec le doute que l’on essaie de minimiser en évaluant le rapport bénéfice/risque d’une situation. Le risque s’évalue à partir de chiffres connus et éventuellement de certaines extrapolations.

Quelles sont les extrapolations ?

La majorité des personnes atteintes ne présentent aucun symptôme. Par définition on ne peut pas les connaître. Certains avancent que 10% des cas seulement seraient symptomatiques. Cela signifie que si 10 000 personnes attrapent le SRAS Cov2, seules 1000 vont présenter des symptômes de la maladie (COVID-19), 50 vont faire une forme grave justifiant un traitement en réanimation. Les traitements sont pour l’instant juste symptomatiques c’est-à-dire que l’on attend que ça se passe en préservant les fonctions vitales (respiration surtout).

Comment l’attrape t-on et comment s’en protéger ?

Le virus est présent dans les postillons des personnes malades. Plus elles sont malades (fièvre et toux), plus il y en a et plus le risque de transmission est important. Donc les personnes asymptomatiques, qui ne toussent pas et n’ont pas de fièvre n’ont pratiquement aucun risque de transmettre le virus. Le masque (chirurgical) empêche les postillons de s’éparpiller dans l’air et de se déposer sur les surfaces inertes (tables, comptoirs, claviers d’ordinateur). On dit qu’il faut un contact étroit avec un malade non masqué pour que le virus se transmette par les postillons (moins d’1 m pendant un temps prolongé). Le risque de l’attraper dans la rue est très faible.

Le virus peut aussi être présent sur les mains, soit lors d’une toux ou un éternuement lorsqu’on a oublié de se cacher dans son coude ou son épaule, soit lorsqu’on se touche le nez ou la bouche (ce qui arrive souvent et inconsciemment) et qu’on est porteur du virus. Il peut se situer sur les surfaces inertes (table, comptoir, clavier d’ordinateur etc.) lorsque des postillons se sont déposés dessus, ou qu’une main porteuse les a touchées. La durée de vie du virus sur les surfaces inertes est discutée mais serait de 3 à 4 heures.

Au total, on se contamine soit en absorbant des postillons d’un malade, soit en portant à sa bouche, son nez ou ses yeux ses mains porteuses de virus.
C’est pourquoi la recommandation la plus efficace pour se protéger est de se laver ou se désinfecter les mains régulièrement et en tout cas à chaque fois que l’on pense qu’elles peuvent avoir été contaminées. La deuxième mesure est d’éviter de s’échanger les virus en se touchant trop souvent les mains ou les visages. Tousser dans son coude permet d’éviter de se contaminer les mains, et enfin, le masque chirurgical évite de diffuser le virus quand on est malade. On voit qu’il ne sert à rien pour se prévenir dans la rue. Le cas est particulier pour les professionnels de santé de première ligne qui sont exposés régulièrement à des patients possiblement malades et pas encore protégés par un masque et dans les hôpitaux lors des soins à haut risque où les soignants doivent alors porter des masques FFP2 (masques « canards »).

Comment comprendre l’action des autorités ?

Si on a vu que le risque n’était peut-être pas si important que ça au niveau individuel, il en va différemment au niveau de la population. En effet, si l’épidémie se développe trop vite, les 15% d’hospitalisations et les 5% de cas graves vont rapidement poser un problème de saturation des possibilités de prise en charge. Sans compter qu’il y a toujours d’autres malades qui vont mal et qu’il ne faut pas non plus les laisser tomber.

L’obsession est donc de ralentir coûte que coûte le développement de la maladie. D’abord en agissant sur le plan individuel, les fameuses mesures barrières vues précédemment, puis sur le plan collectif en limitant les occasions de se transmettre le virus lors de grands rassemblements, d’où la suppression de certains événements. (Il y a de grands spécialistes qui jugent qu’un marathon est plus à risque qu’un match de foot).

Les niveaux d’alerte gouvernementale, les fameuses phases 1, 2 et 3 correspondent à des stratégies hospitalières mises en place depuis la crise du H1N1. Lors des phases 1 et 2, on essaie de tracer les circuits de contamination en cherchant et isolant les cas contacts à partir des cas possibles ou des cas confirmés.
A la phase 3 (épidémique), on considère qu’il n’est plus possible de tracer les voies de contamination à cause du trop grand nombre de cas et l’on s’occupe surtout de pouvoir traiter les cas graves en maintenant les cas bénins (les plus fréquents rappelons-le) à domicile aux bons soins des médecins traitants. Il est toujours question de ralentir au maximum la progression de la maladie.

Source : Conférence du Pr Matthieu Revest, infectiologue au CHU de Rennes :
https://www.youtube.com/watch?v=eoEkp-cyhN8&feature=youtu.be

Un cas Gabinien détecté

Mercredi 4 mars au soir, le Préfet de la Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, a annoncé à Monsieur le Maire qu’un Gabinien avait été détecté positif au COVID-19.

Sa prise en charge immédiate par les services de santé, dès son retour d’un séjour en Italie, a limité ses contacts au sein de la commune. Admis dans un hôpital parisien, son état de santé est stable et non préoccupant. Par ailleurs, l’enquête sanitaire, menée par les autorités compétentes, n’a décelé aucune contamination dans son entourage.

La Municipalité lui souhaite un bon et rapide rétablissement.

Rappel des recommandations spécifiques des autorités de santé :

  • Les personnes revenant d’un voyage dans une zone d’exposition au virus : Chine, Corée du sud, Singapour, plus des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie (cette liste de pays et régions concernés est susceptible d’être actualisée à tout moment, selon l’évolution de la situation épidémiologique) doivent réduire leurs contacts sociaux non indispensables et porter un masque anti-projection, pendant 14 jours.
  • Pour ces mêmes personnes, en cas de  signes d’infection respiratoire dans les 14 jours suivant leur retour, elles doivent appeler le 15 sans se rendre aux urgences, ni chez leur médecin traitant pour éviter tout risque de propagation du virus.

Toutes les informations sont disponibles et actualisées sur le site du Ministère des solidarités et de la santé : solidarite-sante.gouv.fr  ou vous souhaitez obtenir plus d’informations,  les mesures prises par le Gouvernement, les recommandations et mesures sanitaires sur le territoire français, consultez le site du Gouvernement.

Vous pouvez également appeler ce numéro vert tous les jours 24 heures sur 24.

Vous avez des questions sur le coronavirus ?

Plateforme téléphonique d’information :
0800 130 000 (appel gratuit)

En cas de fièvre, toux, difficultés à respirer, composez le 15

Que sont les gestes barrières ? 

Face aux infections respiratoires, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains régulièrement.
  • Tousser ou éternuer dans son coude.
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique.
  • Porter un masque quand on est malade.