Gagny, sous la Révolution et sous l’Empire

Si les premiers temps de la Révolution n’ont pas eu de grande conséquence à Gagny, à l’exception peut-être du départ de 37 volontaires à la guerre en septembre 1792, la situation évolue dramatiquement par la suite.

Un certain Sarrette, ami du compositeur Gossec établi à Paris, fait en effet son apparition dans la commune en novembre 1793. Il organise le 24 novembre de cette année une cérémonie à l’occasion de la plantation d’un arbre de la Liberté. A l’issue de celle-ci, les républicains investissent l’église, en enlèvent les livres et objets sacrés qu’ils viennent brûler à l’endroit de l’arbre nouvellement planté. L’opposition locale à la déchristianisation pousse Sarrette à revenir à Gagny en décembre 1793, accompagné d’une force armée, officiellement pour contribuer à la  régénération de la commune de Gagny travaillée par les aristocrates.  Apparemment, le véritable motif de ce coup de force était l’arrestation du curé de la paroisse, François Buquet. Ce dernier, incarcéré à Saint-Lazare, fut guillotiné avec d’autres compagnons d’infortune la veille de l’exécution de Robespierre.

Il faudra attendre l’année 1796 pour voir le retour normal du culte catholique à Gagny.

La vie suit un cours semble-t-il paisible à Gagny jusqu’en 1814, date à laquelle le village fut pillé par les troupes alliées qui déferlèrent sur la France suite aux défaites napoléoniennes. Il fut de nouveau occupé par des troupes russes en juillet 1815, après l’épisode des Cent Jours.

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