1918-1944. D’une guerre à l’autre

Malgré les bouleversements engendrés par le conflit, les institutions du pays restent stables. La Seconde Guerre mondiale, qui voit le pays occupé par l’Allemagne nazie et le gouvernement collaborer avec l’ennemi génère à sa suite des transformations sociales et politiques qui affectent également l’échelon communal.

Voici les Maires de Gagny, sur cette période…

Alphonse LHOMME : 05/07/1917 – 10/12/1919

Suite à la démission du Maire, Monsieur Ruch, Alphonse Lhomme se propose de reprendre ses fonctions de maire adjoint aux côtés de Monsieur Moison adjoint. Le conseil municipal accepte. En outre, il désigne Monsieur Lavier pour les seconder. La démission du maire Monsieur Ruch est accepté le 23 juillet.

Gabriel DAYNE : 10/12/1919 – 17/05/1925

Il a inauguré les plaques commémoratives et le monument aux morts relatifs à la Première Guerre Mondiale, et émis sérieusement l’idée de rebaptiser Gagny en Gagny-les-Taxis.

André GERARDIN : 17/05/1925 – 17/05/1929

Une rue porte son nom au lieu-dit des Grands Coteaux, à côté du parc Courbet.

René BASCHET : 17/05/1929 – 17/05/1935

Editeur français et directeur du journal L’illustration, il créa l’imprimerie moderne de Bobigny. Les membres de la famille Baschet ont construit leurs demeures autour du parc Courbet, créant un petit village d’inspiration normande. La maison de René Baschet, à Gagny, se visite toujours lors des Journées du Patrimoine.

Pour rendre hommage à sa sérieuse gestion de la commune, le conseil municipal nommera une rue à son nom (près des Grands Coteaux).

Emile COSSONNEAU : 17/05/1935 – 04/10/1939

Emile Cossonneau est né le 22 octobre 1893 à Paris et décédé le 10 décembre 1943 à Neufchâtel-en-Bray, en Seine-Maritime. Ouvrier serrurier, il adhère au Parti Communiste Français en 1929 et devient maire de Gagny en 1935. Il est député de la Seine-et-Oise de 1936 à 1940. Favorable au pacte germano-soviétique, il est arrêté le 8 octobre 1939 et déchu de son mandat le 21 janvier 1940. Transféré en Afrique du Nord, il est libéré par les alliés en 1943. Il meurt dans un accident d’avion, alors qu’il revenait clandestinement en France.

Pour lui rendre hommage, une rue porte son nom depuis 1945. Une plaque commémorative est apposée sur la maison qu’il a habitée au 27 avenue Jean Jaurès et une autre sur le foyer-club portant son nom depuis 1979.

Emile COTE : 04/10/1939 – 20/06/1940

Par décret du Président de la République datant du 4 octobre 1940, sur proposition du ministre de l’intérieur, le conseil municipal de Gagny est suspendu de ses fonctions jusqu’à la cessation de hostilités. Monsieur Cote est nommé Président de la délégation spéciale. Il démissionne en juin 1940.

Il a créé la caisse des écoles. C’est pourquoi un groupe scolaire porte son nom depuis 1963.

Ernest DOLE : 20/06/1940 – 29/03/1941

Nommé Président de la délégation spéciale par arrêté préfectoral, il donne également sa démission.

Marc RICHARD : 29/03/1941 – 28/10/1943

Marc Richard est également nommé président de la délégation spéciale par arrêté préfectoral. A partir du 11 juillet 1941, la délégation redevient un conseil municipal et le président redevient maire par arrêté préfectoral.

Albert GASNIER : 28/10/1943 – 25/08/1944

Georges Raymond RAYBAUDI |25/08/1944 – 05/09/1944

Administrateur Provisoire à la Libération – Croix de guerre – 25 août 1944

Alphonse BENOIT : 05/09/1944 – 23/11/1944

Maire adjoint d’Emile Cossonneau de 1936 à 1939, il devient Maire de Gagny in abstentia en 1944. Il n’aura cependant pas le temps d’exercer cette fonction : entré en résistance, les allemands l’ont déjà arrêté. Il meurt à Auschwitz en 1945. Son matricule était le numéro 45225. Par la suite, il est déclaré « Mort pour la France ».

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